
Une lignée d'horlogers documentée dans le Jura bernois depuis 1715. Une première montre signée en 1723. Une maison qui renoue avec son histoire en 2026
« À La Ferrière et à Renan,tout le monde est horloger. »
L'histoire de Gagnebin s'inscrit dans celle de l'horlogerie jurassienne. Fruit de plusieurs années de recherche, l'historienne Rossella Baldi retrace cette aventure à travers des archives inédites, des documents d'époque et des montres historiques. Un ouvrage qui révèle les racines d'une famille dont la passion de l'horlogerie se transmet depuis des générations.
Daniel Gagnebin est le premier horloger connu de la famille. Mentionné à La Ferrière en 1715, il ouvre le premier chapitre d'une aventure horlogère qui se poursuivra pendant plus de trois siècles.

À La Chaux-de-Fonds, Daniel Gagnebin transmet son savoir-faire à Abraham Favre. Ce contrat d'apprentissage témoigne déjà de la reconnaissance dont il jouit parmi les horlogers de la région.

À la foire de Dombresson, Daniel Gagnebin vend une montre portant son nom. Conservée dans un manuscrit daté de 1723, cette mention constitue la plus ancienne trace connue d'une montre signée Gagnebin et témoigne du savoir-faire horloger de la famille au début du XVIIIᵉ siècle.

Daniel, physicien, et Abraham, l'un des plus éminents naturalistes suisses du XVIIIᵉ siècle, transforment leur demeure de La Ferrière en un cabinet de curiosités réputé dans toute l'Europe savante. Par leurs recherches et leurs échanges avec les milieux scientifiques et horlogers, ils contribuent au rayonnement intellectuel et technique du Jura. Leurs liens avec Pierre Jaquet-Droz s'inscrivent dans le contexte qui entoure la création de ses célèbres automates. Abraham est également le beau-père de l'horloger et inventeur Abraham-Louis Houriet, figure majeure de l'horlogerie suisse.

La renommée des frères Gagnebin attire Jean-Jacques Rousseau, qui leur rend visite à La Ferrière. Une rencontre emblématique du rayonnement intellectuel de la famille au siècle des Lumières.

Fils du naturaliste Abraham Gagnebin, Simon-Pierre choisit de mettre son talent au service de l'orfèvrerie. Installé à Paris, il devient graveur des bijoux de la reine Marie-Antoinette. La qualité de son travail lui vaut une reconnaissance à la cour et fait rayonner le nom des Gagnebin bien au-delà des montagnes jurassiennes.

Abraham-Louis Breguet obtient des autorités révolutionnaires la levée de la réquisition de son élève Ferdinand-Maximilien Gagnebin. Dans sa lettre, il affirme que celui-ci est le seul de son atelier à maîtriser la fabrication de ressorts pour les pendules et les montres marines.

Animé par la volonté de renouer avec la tradition horlogère familiale, David Gagnebin fonde G. Gagnebin & Cie. Cette première maison marque le retour du nom Gagnebin dans l'horlogerie contemporaine et pose les fondations d'une vision alliant héritage, savoir-faire et innovation. En 2020, cette première aventure s'achève, laissant place à une réflexion plus profonde qui conduira à la renaissance de Gagnebin.

Après plusieurs années de recherche, Gagnebin publie l'ouvrage « Parcours horlogers de la famille Gagnebin au siècle des Lumières », rédigé par l'historienne Rossella Baldi. Fondé sur des archives inédites, cet ouvrage révèle l'importance du patrimoine familial et met en lumière le rôle de la famille Gagnebin dans l'histoire de l'horlogerie.

Après plusieurs années de recherche, de développement et de mise au point, Gagnebin renaît. Héritière de trois siècles d'histoire horlogère, la maison ouvre un nouveau chapitre en conjuguant patrimoine, innovation et excellence contemporaine.
Le logo s'inspire de l'Ophiomusium gagnebini, une exceptionnelle étoile de mer fossile découverte au XVIIIᵉ siècle par le naturaliste Abraham Gagnebin.
Les cinq bras de cette étoile de mer dessinent naturellement une étoile en leur centre, dont la géométrie a inspiré le symbole. Déjà présente sur les armoiries de la famille Gagnebin depuis le XVᵉ siècle, l'étoile unit ainsi deux héritages : celui d'une famille et celui d'une découverte scientifique.

Un héritage ne se résume pas à ce qu'il transmet. Il se mesure à ce que chaque génération choisit d'en faire.

« Je ne voulais pas seulement honorer l'héritage de ma famille. Je voulais faire vivre son esprit d'innovation et son savoir-faire. »David Gagnebin — fondateur
La plus ancienne montre connue signée Gagnebin est aujourd'hui conservée au Petit Palais, à Paris.
Datée des années 1720, elle figure parmi les plus anciens témoignages de l'activité horlogère de la famille.
