Horloger au tour à pivoter dans un atelier du Jura bernois
Un héritage documenté

Trois siècles d'horlogerie.

Une lignée d'horlogers documentée dans le Jura bernois depuis 1715. Une première montre signée en 1723. Une maison qui renoue avec son histoire en 2026

« À La Ferrière et à Renan,tout le monde est horloger. »
Chrétien-Guillaume de Lamoignon de MalesherbesVoyage des Montagnes neuchâteloises, 1778

L'histoire de Gagnebin s'inscrit dans celle de l'horlogerie jurassienne. Fruit de plusieurs années de recherche, l'historienne Rossella Baldi retrace cette aventure à travers des archives inédites, des documents d'époque et des montres historiques. Un ouvrage qui révèle les racines d'une famille dont la passion de l'horlogerie se transmet depuis des générations.

La lignée

Une chronologie
en trois actes

Acte ILes origines
1715

Le premier horloger

Daniel Gagnebin est le premier horloger connu de la famille. Mentionné à La Ferrière en 1715, il ouvre le premier chapitre d'une aventure horlogère qui se poursuivra pendant plus de trois siècles.

Arbre armorié de la famille Gagnebin, blasons et alliances depuis 1653
1718

Le maître et l'élève

À La Chaux-de-Fonds, Daniel Gagnebin transmet son savoir-faire à Abraham Favre. Ce contrat d'apprentissage témoigne déjà de la reconnaissance dont il jouit parmi les horlogers de la région.

Registre du 29 mars 1718 — marché entre Abraham Favre et Daniel Gagnebin, maître horloger
1723

La première montre

À la foire de Dombresson, Daniel Gagnebin vend une montre portant son nom. Conservée dans un manuscrit daté de 1723, cette mention constitue la plus ancienne trace connue d'une montre signée Gagnebin et témoigne du savoir-faire horloger de la famille au début du XVIIIᵉ siècle.

Quittance du 19 mars 1723 attestant une montre à grand ressort de Daniel Gagnebin
Acte IILe rayonnement
Vers 1760

Les frères savants

Daniel, physicien, et Abraham, l'un des plus éminents naturalistes suisses du XVIIIᵉ siècle, transforment leur demeure de La Ferrière en un cabinet de curiosités réputé dans toute l'Europe savante. Par leurs recherches et leurs échanges avec les milieux scientifiques et horlogers, ils contribuent au rayonnement intellectuel et technique du Jura. Leurs liens avec Pierre Jaquet-Droz s'inscrivent dans le contexte qui entoure la création de ses célèbres automates. Abraham est également le beau-père de l'horloger et inventeur Abraham-Louis Houriet, figure majeure de l'horlogerie suisse.

Daniel et Abraham Gagnebin, portraits du XVIIIe siècle
Vers 1764

La visite d'un philosophe

La renommée des frères Gagnebin attire Jean-Jacques Rousseau, qui leur rend visite à La Ferrière. Une rencontre emblématique du rayonnement intellectuel de la famille au siècle des Lumières.

Gagnebin et Rousseau — gravure d'Auguste Bachelin, 1871
1767

Cap sur Paris

Fils du naturaliste Abraham Gagnebin, Simon-Pierre choisit de mettre son talent au service de l'orfèvrerie. Installé à Paris, il devient graveur des bijoux de la reine Marie-Antoinette. La qualité de son travail lui vaut une reconnaissance à la cour et fait rayonner le nom des Gagnebin bien au-delà des montagnes jurassiennes.

Marie-Antoinette — d'après É. Vigée Le Brun
1795

Indispensable à Breguet

Abraham-Louis Breguet obtient des autorités révolutionnaires la levée de la réquisition de son élève Ferdinand-Maximilien Gagnebin. Dans sa lettre, il affirme que celui-ci est le seul de son atelier à maîtriser la fabrication de ressorts pour les pendules et les montres marines.

Lettre de la Commission des armées au citoyen Ferdinand Maximilien Gagnebin, Paris, an III — Archives nationales
Acte IIILa renaissance
2014

G. Gagnebin & Cie

Animé par la volonté de renouer avec la tradition horlogère familiale, David Gagnebin fonde G. Gagnebin & Cie. Cette première maison marque le retour du nom Gagnebin dans l'horlogerie contemporaine et pose les fondations d'une vision alliant héritage, savoir-faire et innovation. En 2020, cette première aventure s'achève, laissant place à une réflexion plus profonde qui conduira à la renaissance de Gagnebin.

Montre G. Gagnebin & Cie, cadran argenté et bracelet de cuir brun
2024

La mémoire retrouvée

Après plusieurs années de recherche, Gagnebin publie l'ouvrage « Parcours horlogers de la famille Gagnebin au siècle des Lumières », rédigé par l'historienne Rossella Baldi. Fondé sur des archives inédites, cet ouvrage révèle l'importance du patrimoine familial et met en lumière le rôle de la famille Gagnebin dans l'histoire de l'horlogerie.

L'ouvrage Parcours horlogers de la famille Gagnebin, exemplaires empilés
2026

L'héritage continue

Après plusieurs années de recherche, de développement et de mise au point, Gagnebin renaît. Héritière de trois siècles d'histoire horlogère, la maison ouvre un nouveau chapitre en conjuguant patrimoine, innovation et excellence contemporaine.

Faire vivre un héritage

Un héritage ne se résume pas à ce qu'il transmet. Il se mesure à ce que chaque génération choisit d'en faire.

David Gagnebin, portrait en noir et blanc
« Je ne voulais pas seulement honorer l'héritage de ma famille. Je voulais faire vivre son esprit d'innovation et son savoir-faire. »David Gagnebin — fondateur

Une signature, à travers les siècles

La plus ancienne montre connue signée Gagnebin est aujourd'hui conservée au Petit Palais, à Paris.

Datée des années 1720, elle figure parmi les plus anciens témoignages de l'activité horlogère de la famille.

Mouvement signé Gagnebin a la Chvx d F, années 1720